Bonbonbon, mon manuscrit (pardon, je déteste le mot tapuscrit) a été envoyé à 6 éditeurs pour l’instant: Laffont, Denoël, Le Dilettante, Flammarion, Lattès, Actes Sud. Je sais, je sais, c’est ambitieux, mais ça ne coûte rien d’essayer – enfin, si, le prix du manuscrit et celui de l’envoi, mais on passe là-dessus.
Bien sûr, pas de réponse, ça ne fait que deux semaines que je me lance là-dedans. Et bien sûr, je sais bien que je vais aussi devoir frapper à la porte de quelques éditeurs plus petits, faut être réaliste.
D’ailleurs, récemment, j’ai vu que Syven avait réussi à se faire publier aux éditions du Riez. Je ne la connaissais pas avant – j’ai trouvé son blog par hasard, mais la nouvelle m’a réchauffé le cœur. Et d’ailleurs, pourquoi ne pas écrire à cet éditeur?
Allez, hop, un nouveau manuscrit d’envoyé.
Il va bientôt falloir que je songe à en refaire imprimer!

11 commentaires
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26 septembre 2009 à 12:31
NB
La technique, en général, est de faire plusieurs vagues d’envois en fonction du délai de réponse des éditeurs : d’abord les plus gros (qui sont souvent les plus longs à répondre), puis quelques mois après, des structures moyennes et petites. Si tout va bien, tu peux avoir pas mal de réponses en même temps, du coup ! Hélas, il faut être patient.
Une réponse trop rapide n’est jamais bon signe… si un éditeur s’engage, il prend le temps d’être sûr (c’est un risque pour lui, surtout quand il s’agit d’un nouvel auteur). Dans ce cas, il faut plusieurs avis, plusieurs fiches de lectures… alors patience !
Je croise les doigts pour toi.
26 septembre 2009 à 3:51
lise CC
Moi aussi, doigts croisés. Et tu as bien fait de commencer par “les meilleurs”, qui ne sont pas nécessairement les plus ouverts, mais parfois, si. Ils sont inondés de manuscrits, il y a recrudescence d’auteurs depuis quatre ou cinq ans – mais malheureusement, chute dans les lecteurs.
Une chose est sûre : tu as réussi à aller jusqu’au mot FIN et ce n’est pas donné à tout le monde.
Et maintenant ?
26 septembre 2009 à 5:41
Daniel Wong
En fait, je ne suis allé que jusqu’au mot A SUIVRE après un peu moins d’un million de signes.
Et maintenant, il n’y a qu’à écrire la suite.
De toutes manières, je sais que l’attente sera longue. Tonton Béorn recommande d’attendre une bonne dizaine de mois, alors j’ai pris rendez-vous pour mars prochain.
En tout cas, merci à toi, et merci à NB pour tous ses doigts croisés.
28 septembre 2009 à 2:27
Jean-Christophe Heckers
Pouf-pouf… Un million de signes et un “A suivre”. Voilà qui nous déjà fait dans les 666 pages… Mazette! Un exploit que je ne tenterai même pas, je décrocherais bien avant. Faut bien de l’endurance pour ça.
Vu le nombre d’éditeurs à prendre d’assaut (même en ne visant que ceux entre “très gros” et “modeste”), va falloir faire chauffer les photocopieuses.
Notes:
1- Si l’éditeur répond en moins d’un mois, il y a de fortes chances que ce soit un escroc qui voudra une belle signature au bas d’un contrat suspect. (Il y a de fortes chances pour que dans son nom figurent des mots tels que “manuscrit”, “livre”, “mon”, et qu’il recherche avidement de nouveaux auteurs à grand renfort de publicité).
2- Si l’éditeur ne répond jamais, c’est sans doute un cuistre, de surcroît assez radin pour ne pas se fendre d’un timbre pour vous dire non, et à mon avis on pourra le bouder pour tous autres manuscrits à publier (non mais!).
3- S’il adresse à l’auteur une lettre de douze pages expliquant pourquoi, hélas, il lui incombe le douloureux devoir de refuser son texte, c’est un éditeur auprès de qui il faudra se tourner les fois suivantes. En tout cas, cette lettre sera à conserver précieusement, et les critiques qu’elle contient à étudier avec respect. Il me semble que Le Dilettante est un des éditeurs pratiquant le refus motivé.
4- S’il accepte, après des mois de batailles rangées au sein du Comité de Lecture, ne pas sabrer le champagne tout de suite. Il paraît que le calvaire des corrections reprend de plus belle et que c’est à s’arracher les cheveux. Attendre la parution avant de s’octroyer une nuit complète de beuverie festive.
Naturellement, il serait très souhaitable que le cas numéro 4 soit infligé à un certain Daniel Wong.
29 septembre 2009 à 11:07
Daniel Wong
Pour les photocopieuses, je me doute bien. Pour l’instant, je n’en ai fait que 10 exemplaires, ce qui me laisse de la marge pour faire des corrections et faire un nouvel envoi.
En ce qui concerne l’endurance, je dois avouer que ce qui m’a beaucoup aidé, c’est de trouver une méthode d’écriture qui ma emballé. Avant, je n’arrivais à écrire que quelques dizaines de pages. Et puis je me perdais dans l’histoire et je me décourageais. En utilisant la méthode, j’avais la trame de mon histoire, mes personnages, et chaque fois que je me mettais devant l’écran, je savais sur quoi je devais écrire. Après, ce fut juste une question de patience: il fallait accepter que ça avance doucement, tout en se disant que, de toutes manières, il n’y avait pas d’urgence. Et, en fin de compte, le résultat n’est jamais comme tu l’as prévu au début. Heureusement, d’ailleurs.
A toutes fins utiles, la méthode est décrite ici. L’article est très “américain” (avec la méthode Snowflake vous ferez ceci, parce qu’avec la méthode Snowflake vous pourrez continuer et patati patata…) Mais j’ai trouvé le fond intéressant.
29 septembre 2009 à 12:18
Feldo
Comme autres “gros” éditeurs”, tu peux aussi tenter XO (ils se lancent dans la Fantasy et la SF depuis peu), Le Seuil, et Hachette (l’éditeur le plus important au monde de par son groupe).
Et si tu penses qu’un lectorat jeune (pas trop non plus, hein
)peut lire sans difficultés majeurs ton manuscrit, alors tu peux au moins ajouter à ta liste Gallimard Jeunesse (envoi par mail pour eux) et Bayard Jeunesse.
Comme quoi il existe plus d’éditeurs “connus” qu’on ne le croit. ^^
Ce ne sont bien sûr que de simples suggestions.
29 septembre 2009 à 8:18
Daniel Wong
Coïncidence? Je viens juste d’envoyer à XO aujourd’hui.
Pour le lectorat jeune, c’est un peu limite. Je vais quand même l’envoyer pour le concours de la rançon des pirates, par acquit (acquis? j’ai jamais su) de conscience, mais c’est vraiment pas la cible.
D’ailleurs, vite, vite, il faut que je finisse le synopsis ce soir, la remise est pour demain!
En tout cas, merci pour les bons tuyaux.
29 septembre 2009 à 12:55
Jean-Christophe Heckers
Intéressant, en effet, même si ce n’est pas la méthode absolue. A mon avis on peut l’adapter en fonction de ses propres besoins et goûts (par exemple je ne suis pas chaud pour les point 6 et 7, je préfère garder mes personnages malléables, qu’ils puissent même évoluer et faire évoluer l’histoire, même si ça doit demander une reprise – de quoi donner des cauchemars).
Je vais continuer à l’étudier, ça devrait pouvoir m’être utile…
(Donc, merci pour le lien.)
29 septembre 2009 à 4:09
Daniel Wong
Il faut effectivement y prendre ce qui te motive. En fait, comme toi, les étapes 6 et 7 ont été allègrement survolées.
Comme je te disais le résultat était uniquement dans les grandes lignes ce que j’avais prévu. Par rapport à mon monstre (enchaînement de scènes) Excel initial, une bonne vingtaine de scènes sont venues se rajouter: nouveaux personnages, nouvelles répercussions, nouvelles sous-intrigues…
Il ne faut pas se priver de suivre ses instincts.
En fait, je suis assez rapidement passé de l’étape 1 à la 8, la rédaction du monstre (8 heures de boulot à tout casser).
L’étape 9, la narration de l’histoire, je ne l’ai faite que pour les scènes où je n’étais pas à l’aise.
Ensuite ce fut un constant aller retour (2 ans!) entre la rédaction et la mise à jour du monstre. Je me suis forcé à le garder à jour: ça te permet de vérifier la cohérence du tout, vérifier l’enchaînement temporel, et de prévoir ce que tu vas écrire (donc de ne pas écrire “pour rien”, ce qui franchement démotivant).
Bonne continuation.
15 janvier 2010 à 3:36
lilisimone
Je viens de vous découvrir au fil de mes recherches. J’aime beaucoup vos textes et votre style d’écriture. J’essaie de faire un truc un peu similaire depuis très peu, et cela me donne la foi quand je lis votre blog! J’ai aussi essayé de trouver un éditeur, mais jusqu’à maintenant, je n’y suis pas arrivée. Au moins, ce petit espace virtuel m’amène à écrire régulièrement, et comme vous dites, qui sait…
15 janvier 2010 à 1:17
Daniel Wong
Je vois que tu as été beaucoup plus productive que moi ces derniers temps. Félicitations.
Et non, la recherche d’un éditeur n’est pas facile. Mais je ne désespère pas. J’ai un autre projet en cours et peut être que celui-là aura plus de succès.