Archive de Catégorie pour ‘Astuces et outils’.

Pendant un bon moment, j’ai fait le tour des outils estampillés « pour écrivains » – sur mac, je ne jure plus que par ça. Voici un bref tour d’horizon totalement subjectif.

Les outils dédiés.

Par outil dédié, j’entends vraiment les outils ayant des fonctions propres à ceux qui racontent des récits et qui ont besoin d’un peu plus que juste taper du texte.

Généralement, ce sont des logiciels qui ne sont pas axés mise en page. Ce qui intéresse leurs utilisateurs, c’est d’écrire du texte, pas de coller des images et mettre de belles couleurs.

Les plus évolués permettent de prendre des notes, faire des commentaires, gérer des bases de données de personnages ou de lieux.

Mon préféré parmi ceux-ci : Scrivener. Il faut accepter d’y consacrer un peu de temps pour le prendre en main, mais ça vaut le coup. Le principe général est celui du “tableau en liège”. On y accroche des fiches avec un petit résumé et on y associe le texte qui va avec. Ainsi, chaque fiche pourra être, par exemple, un chapitre de votre bouquin. Ces fiches sont aussi visibles sois forme de liste, plus pratiques pour voir le déroulement de l’histoire, les moments où interviennent les personnages, etc. A propos des personnages, Scrivener ne les gère pas à proprement parler, mais il met à votre disposition une base de données de mots-clés, qui peuvent être ce que vous voulez : lieux, objets, notes et aussi personnages.

Il y a aussi une partie pour la documentation : toutes les petites références écrites, sonores ou visuelles peuvent être directement stockées dans le même fichier.

Ce qui m’a aussi beaucoup plu, ce sont les possibilités de formatage automatique. Scrivener est livré avec tout un ensemble de modèles qui vous permettront par exemple de formater votre texte pour être livré à un éditeur ou encore d’écrire des dialogues de cinéma ou de théâtre. (A propos de ces derniers, c’est vraiment pratique : après avoir écrit le nom du personnage, on appuie sur espace et on passe au formatage « dialogue » ou sur tabulation et c’est le formatage « didascalie » qui est utilisé. Pour avoir écrit quelques textes de théâtre, je peux dire que j’aurais été content de les avoir à l’époque. Par contre, je n’ai pas adoré la manière de présenter les didascalies en majuscules)

Dans la même veine, Jer’s Novel Writer est aussi un outil destiné aux écrivains. Il est un peu moins complet au niveau de la présentation et des fonctionnalités générales. Par contre, il permet la prise de notes “à la marge”. Un petit clic de souris sur le côté de votre texte, et hop, voici une note.

J’ai rapidement jeté un coup d’œil à Ulysses, mais après avoir vu les deux autres, il m’a un peu déçu. C’est un outil qui permet de regrouper ensemble plusieurs documents tout en ayant un carnet de notes à côté. Et rien de plus, du moins, je n’ai pas vu.

J’ai aussi rapidement essayé Writer’s Café. Je dois avouer que je n’ai pas du tout accroché à l’interface, tirée la version Windows (beurk). Le principe est que l’application se substitue à votre bureau en vous présentant tout un ensemble d’outils. Je n’ai vraiment pas vu de plus-value à ce mode de fonctionnement qui m’a tellement repoussé que je n’ai pas essayé d’aller plus loin.

Les éditeurs classiques

Parmi les éditeurs classiques, impossible de ne pas citer Word. On peut beaucoup le critiquer – pour des raisons plus idéologiques qu’autre chose, d’ailleurs, il reste le traitement de texte de référence. Sans rentrer dans tous les outils qu’il comporte et qui ne nous intéressent pas en tant que scribouillards, l’édition de texte en elle même est de toute première classe. Par exemple, je ne connais pas d’autre outil qui mette un espace insécable devant les deux points ou les points d’interrogation (pourquoi ! c’est si compliqué ?) Dans le même ordre d’idées, si vous trouvez que vous vous répétez beaucoup, un clic droit sur un mot et vous en aurez tout de suite une liste de synonymes. Et puis, la correction grammaticale, aussi imparfaite qu’elle soit, détecte au moins des erreurs de base.

Mon grand, GRAND regret ? Un mode plein écran absolument minable qui usurpe son nom de manière outrageuse. Mais j’ai trouvé une parade (voir ici).

Manquant d’un vrai mode plein écran, j’ai aussi essayé iWork. J’ai bien aimé, notamment la prise de notes et, justement, le mode plein écran. Par contre, je n’ai pas réussi à faire fonctionner la correction grammaticale ni l’espace insécable avant les deux points et le point d’interrogation (si j’y tiens, c’est parce que déteste repasser sur un document pour corriger ce genre de choses qui peuvent être faites automatiquement).

Moins classique, mais très basique – et on lui en demande pas plus, il y a aussi WriteRoom. Plus basique, impossible : un écran noir et du texte. Point final. Bien pour se concentrer, moins, si, comme moi, vous utilisez un minimum de mise en forme (comme l’italique).

Dans le même genre, et moins cher (gratuit, en fait), testez jDarkRoom, c’est la même chose, écrit en java. Rassurez-vous, ça ne pose aucun problème et c’est bien conçu.

Et au final ?

Au final, mon outil préféré est Scrivener. C’est le plus complet, il fourmille de fonctions et il fait plaisir à utiliser.

Est-ce que je l’utilise ? Non, je suis resté sur Word. Pourquoi ? Surtout parce que j’écris aussi sur PC de temps en temps. J’ai commencé au début à exporter mon texte en cours pour le réimporter ensuite. Mais c’était trop galère. Finalement, j’ai trouvé moyen d’utiliser un simili plein écran dans Word. Et pour lister mes scènes, j’utilise une feuille Excel (mais j’y reviendrai dans un autre article).

Voilà, j’espère que tout ce baratin vous aura aidé à vous décider. Mais n’oubliez pas, l’essentiel, c’est d’écrire du texte. Quel que soit le moyen. Et ça, aucun logiciel ne le fera jamais à notre place.

Ha oui, le cœur vous en dit, n’hésitez pas à me vanter votre outil préféré. Je suis tout à fait disposé à revoir mes positions.

Aujourd’hui, je me sépare rarement de mon portable. Il me sert à tout : écrire, écouter de la musique, écrire des mails, surfer sur internet, collectionner les photos, voir des films, téléphoner, etc, etc. C’est super. Le problème c’est que, quand on a besoin de concentration, ça fait autant de sources de distraction. Et si, comme moi, vous vous êtes fixé d’écrire un peu tous les jours, il devient difficile de ne pas détourner son attention. Et une fois partie, pouf, on peut passer BEAUCOUP de temps à faire autre chose.

Et puis, un jour, je suis tombé sur WriteRoom. C’est un petit logiciel tout bête : un traitement de texte basique, plein écran, et fini les distractions. Je l’ai essayé… et je ne l’ai pas adopté. Pourquoi ? Trop basique. Quand j’écris, j’utilise souvent l’italique pour traduire les pensées de personnages (un peu trop systématiquement d’ailleurs.) Là, impossible de le faire. Par ailleurs, contrairement à beaucoup d’autres, j’aime que le logiciel me corrige les fautes à la volée en me les soulignant. Et puis, il y a une chose que Word fait très bien, c’est mettre des espaces insécables devant les points d’exclamation et d’interrogation, chose que très peu de logiciels, allez savoir pourquoi, exécutent correctement (oui, je suis un peu maniaque pour la ponctuation.)

Peu après, j’ai vu que Word, justement, avait un mode plein écran… Quelle rigolade. Tout ce qu’il fait, c’est enlever les barres de menu.

J’ai du coup essayé iWork, qui lui a un vrai mode plein écran.

Problème, je ne travaille pas que sur un seul ordinateur. J’ai besoin de transférer certains documents et de les reprendre, parfois même sous Windows. iWork permet a priori de sauvegarder au format Word, mais ça passe toujours par une conversion. Et pour les longs fichiers, c’est vraiment la galère.

Donc Word.

J’ai bien sûr commencé à chercher sur internet, et j’ai finalement trouvé une solution : utiliser AppleScript. Je suis parti d’un script qui redimensionnait les fenêtres, que j’ai un peu modifié.

Ce qu’il fait : il prend la fenêtre courante, la redimensionne à la taille de l’écran, passe en mode plein écran, cache le dock et, optionnellement, affiche le navigateur de document et passe en mode brouillon (c’est comme ça que je travaille.)

Le script est en fin de message, il suffit de faire un copier-coller dans l’éditeur de script. Si vous voulez le télécharger, le voici.

L’utilisation du fichier

Pour l’utiliser, c’est simple, et pas besoin d’être informaticien. Il faut commencer par l’éditer dans l’éditeur de script.

La seule chose à modifier est en fait la ligne

set bounds of active window to {1, 1, 1280, 800}

Il faut l’adapter à la résolution de votre écran.

Vous pouvez mettre 21 pour le deuxième chiffre si vous voulez la barre de titre. Personnellement, je m’en passe très bien.

Ensuite, vous pouvez éventuellement modifier la ligne suivante

set view type of view of active window to draft view

Vous pouvez modifier draft view par normal view/draft view/outline view/page view/master view/online view selon le type d’affichage que vous souhaitez.

Enfin, vous pouvez commenter (en mettant — devant) les lignes suivantes ou non, selon que vous vouliez l’explorateur de document ou non.

set document map of active window to true

Il y a d’autres petites choses que vous pouvez modifier, je vous laisse les découvrir sur le script directement.

Et pour le lancer ?

Pour l’exécuter, c’est tout simple : il suffit de le sauvegarder comme application. Personnellement, je l’utilise avec Exposé (cmd-espace, puis nom du fichier et entrée.) Ca marche très bien.

Et pour quelques commentaires de plus…

Juste quelques remarques en plus…

Après le lancement, le dock se cachera chaque fois que vous lancerez Word. Pour le récupérer et le rendre tout le temps visible, il suffit d’appuyer sur alt-cmd-d

Et si vous êtes puriste, vous me direz que le mode plein écran n’est pas complet : on voit encore la barre de menu et sa fichue montre qui égrène les minutes. Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait la rendre invisible et qu’elle n’apparaisse que si on se déplace sur le bord de l’écran (comme iWork, par exemple) ? Là, je crois que c’est plus compliqué. Heureusement, quelqu’un d’autre s’est penché sur la question. Allez voir MagicMenu, ça fait exactement ça.

Voilà, j’espère que, comme moi vous avez trouvé votre bonheur. Je vous rassure, ce n’est vraiment pas compliqué (j’y suis arrivé, c’est dire.)

(*
This is a script useful to have something near to a real full screen edition in Word
It will:
- Set your window size to cover all your screen
- Switch to full screen mode
- Hide the dock
- Optionnaly switch to draft view and display the document map.

It will not hide the menu bar. I don't think it's possible to do it with AppleScript
For this, you can rely on MagicMenu
You can get it on http://www.cynosurex.com/Software/MagicMenu/

All this script is largely based on the code by Barry Wainwright
Please see the article at <http://word.mvps.org/mac/scripts/WindowSize.html>

I cannot asure any guarantee on it, sorry. You have to use it at your own risk.
I tested it on Leopard with Word 2008.

You can send me comments on http://petitesinventions.wordpress.com
It's my blog - mostly in french, sorry 
*)

tell application "Microsoft Word"
 activate
 --set the View. Instead of "draft view", you can substitute any of the following: normal view/draft view/outline view/page view/master view/online view
 set view type of view of active window to draft view
 --then set the zoom; to comment out a line, type -- at the begining; delete -- to make the line active.
 --zoom by percentage, replace 150 with your preference
 set percentage of zoom of view of active window to 200
 --if you want to zoom Page Width, uncomment the next line, and comment out the percentage line
 --set page fit of zoom of view of active window to page fit best fit
 --if you want to zoom Whole Page, uncomment the next line, and comment out the percentage line
 --set page fit of zoom of view of active window to page fit full page
 --for certain purposes, you might want to activate a toolbar. Use the names in View>Customize Toolbars to substitute for "Reviewing" here, and uncomment the command bar line
 --set visible of command bar "Reviewing" to true
 --you can comment the following or not to have the document map.
 set document map of active window to true
 set full screen of view of active window to true

 --set the window size. Run the GetWindowSize script to find your preferred {a, b, c, d} to substitute in this line
 -- set b to 21 if you want the title bar. I prefer not having it, so i put 1
 --you have to know your screen size. It should be possible to calculate it, but I did want to keep things simple here
 set bounds of active window to {1, 1, 1280, 800}

 -- This will hide the dock. To get it back, just press alt-cmd-d
 tell application "System Events"
 tell dock preferences
 set autohide to true
 end tell
 end tell
end tell

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